L’administration américaine a pris une décision radicale en révoquant plus de 6 000 visas d’étudiants étrangers depuis janvier 2025. Cette mesure s’inscrit dans la politique anti-migratoire de Donald Trump, qui cherche à renforcer les contrôles aux frontières et à limiter l’immigration. Selon les données rendues publiques par le Département d’État dirigé par Marco Rubio, les motifs de révocation sont variés, allant d’infractions pénales à des soupçons de terrorisme.
Environ 4 000 visas ont été annulés pour des délits tels que des agressions, des conduites en état d’ivresse et des cambriolages. De plus, les 200 à 300 étudiants soupçonnés de soutien à des organisations classées terroristes ont également vu leur visa révoqué. D’autres ont vu leur visa révoqué pour dépassement de séjour ou irrégularités administratives, souvent sans notification claire. Les universités américaines, déjà confrontées à une baisse de fréquentation étrangère, s’inquiètent de ce durcissement. Les associations de défense des droits civiques dénoncent également des dérives, notamment des cas de surveillance des réseaux sociaux et d’annulations de visa pour des publications critiques.
Mais, les conséquences de cette décision risqueraient d’être lourdes pour les universités américaines, qui pourraient perdre des milliards de dollars en frais de scolarité et voir leur réputation ternie. Les étudiants étrangers, qui contribuent à hauteur de plus de 32 milliards de dollars par an à l’économie américaine, sont aussi touchés par cette décision. Beaucoup dénoncent une stigmatisation injuste et craignent d’être assimilés à des menaces sécuritaires en raison de leur nationalité. Par ailleurs, cette décision pourrait avoir des conséquences diplomatiques, notamment avec la Chine et l’Inde, qui sont les deux principaux pays d’origine des étudiants étrangers aux États-Unis.
Les universités américaines pourraient perdre leur attractivité face à d’autres destinations comme le Canada, le Royaume-Uni ou l’Australie.
Par Gabin TOVONON