La stratégie militaire du Pentagone contre le Venezuela, révélée par The New York Times, se distingue par son extrême précision et par sa portée géopolitique considérable. Elle dépasse le cadre d’une simple démonstration de force et s’inscrit dans un message stratégique adressé aux États que Washington considère comme réfractaires à l’ordre international dominant.
Selon ces révélations, le Pentagone cible huit infrastructures militaires parmi les plus sensibles du dispositif de Nicolás Maduro en seulement quinze minutes. Cette opération éclair repose sur la supériorité technologique américaine, sur l’exploitation du renseignement satellitaire et sur le contrôle total de l’espace aérien.
Le premier bombardement frappe l’aéroport de La Carlota, centre névralgique du contrôle aérien de Caracas. Cette attaque neutralise immédiatement toute capacité de réaction rapide. Peu après, une seconde frappe touche la garnison de Catia la Mar grâce à un drone furtif. L’opération verrouille la défense côtière et bloque tout accès maritime stratégique.
La base de Fuerte Tiuna, plus importante installation militaire du pays et centre opérationnel de l’armée vénézuélienne, subit à son tour une attaque majeure. La chaîne de commandement se retrouve paralysée et les forces terrestres se désorganisent. Dans le même temps, le Palais législatif fédéral, symbole du pouvoir politique et institutionnel, est visé au cœur de Caracas. Ce choix envoie un message clair : aucune institution n’échappe à une décision stratégique de cette ampleur.
La base aérienne n°3 de Barquisimeto, où stationnent les F-16 vénézuéliens, devient inopérante en quelques minutes. Le régime perd alors toute supériorité aérienne. L’aéroport d’El Ataque voit également ses infrastructures neutralisées, ce qui supprime toute capacité logistique ou d’évacuation stratégique. L’aéroport privé de Charallave, réservé aux dignitaires du pouvoir, subit le même sort et ferme toutes les voies de fuite potentielles. Enfin, la base d’hélicoptères d’Igualota est frappée, ce qui met un terme à la mobilité aérienne de la garde présidentielle et isole le sommet de l’État.
En très peu de temps, Caracas se retrouve militairement neutralisée. Des forces spéciales, en collaboration avec la CIA, pénètrent ensuite dans la résidence de Nicolás Maduro avec une précision extrême. Les services américains connaissent sa position exacte. Le chef de l’État se réveille dans un hélicoptère sans comprendre immédiatement ce qui vient de se produire, illustration de la domination informationnelle et opérationnelle de l’adversaire.
Par cette opération, Washington et le Pentagone montrent que, dans l’architecture actuelle du pouvoir mondial, la souveraineté de certains États pèse moins que la volonté stratégique et économique des grandes puissances.
Cette action met en lumière le rôle de la Delta Force, l’une des unités militaires les plus puissantes des États-Unis. Elle regroupe des éléments d’élite issus notamment des Rangers et d’autres forces spéciales. Son taux de réussite opérationnelle dépasse 90 %. L’unité se distingue du Secret Service, chargé de la protection du président américain, ainsi que des Navy SEALs, spécialisés dans les opérations maritimes. La Delta Force compte environ 1 500 hommes, soit une part infime des effectifs de l’armée américaine, estimés à près de 500 000 soldats, en raison de critères de sélection extrêmement rigoureux.
Les États-Unis ont déjà engagé cette unité dans plusieurs opérations majeures, parmi lesquelles l’opération Tempête du désert en 1991, la capture de Saddam Hussein en 2003, l’opération Kayla Mueller en Syrie en 2019, l’intervention contre Oussama Ben Laden menée avec les Navy SEALs, ainsi que l’opération dite « Lance du Sud » visant Nicolás Maduro.