Paul Biya, 92 ans, a prêté serment le jeudi 06 novembre 2025 pour un huitième mandat au Cameroun. C’est, d’ailleurs, le président le plus âgé en exercice. Dans son discours d’investiture à Yaoundé, il a promis de remettre de l’ordre après les violences des manifs post-électorales. Il a présenté ses condoléances aux victimes et a accusé des «politiciens irresponsables» d’avoir causé les troubles.
Le scrutin, remporté officiellement par Biya avec 54 % des voix, est contesté par Issa Tchiroma Bakary. Ces résultats ont provoqué des manifestations violentes dans tout le pays. Il y a eu au moins 14 morts et plus de 1200 arrestations, d’après la Commission des droits de l’homme. D’autres parlent d’un bilan plus lourd. Biya a remercié la police pour avoir géré les manifestations, sans répondre aux critiques sur l’usage de la force. Comme promesse, il s’est engagé à s’occuper des femmes et des jeunes, à lutter contre la corruption et à améliorer la sécurité. Ces problèmes durent depuis qu’il est au pouvoir en 1982. Ses opposants disent qu’il dirige d’une main de fer.
Avant l’investiture, une grève lancée par Tchiroma a bloqué des villes comme Garoua et Douala. Tchiroma, ex-ministre et chef du Front national de salut du Cameroun, dit qu’il a gagné et accuse le régime de fraude. Les autorités nient. Il appelle à des sanctions internationales et refuse de déposer plainte. Le Conseil constitutionnel a rejeté toutes les plaintes car il n’y avait pas assez de preuves pour annuler les résultats.
Malgré les tensions, il a reçu des félicitations de l’ambassade des États-Unis et du président gabonais, qui ont appelé à la paix dans la région.
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