Le financier camerounais Alain Nkontchou a acquis 21,22 % du capital d’Ecobank pour 102 millions de dollars. Cette opération a été réalisée via sa société d’investissement privée, Bosquet Investments, en rachetant les parts détenues par le groupe sud-africain Nedbank.
Ecobank Transnational Incorporated (ETI), basé au Togo, a officialisé la transaction ce vendredi 15 Août 2025. Le montant de la vente est estimé à 1,8 milliard de rands, soit environ 102 millions USD. La finalisation est prévue d’ici fin 2025, sous réserve des autorisations réglementaires. Notons que Alain Nkontchou n’est pas un nouveau venu dans le groupe bancaire. Il a été membre du conseil d’administration depuis 2014 et a présidé le conseil de 2020 à 2024. Son retour en tant qu’actionnaire majeur confirme son engagement envers l’institution. Il est également cofondateur d’Enko Capital, un gestionnaire d’actifs axé sur l’Afrique, qui gère environ 1,2 milliard USD. Récemment, Enko Capital s’est associé à Oronte pour racheter la filiale mauritanienne de Société Générale.
Dans un communiqué, le directeur général du groupe Ecobank, Jeremy Awori, a salué cette acquisition: «Alain a fait preuve d’un dévouement indéfectible, d’une vision stratégique et d’un leadership qui ont contribué de manière significative aux réalisations de la banque». De son côté, Alain Nkontchou a déclaré: «Je suis heureux de soutenir Ecobank dans la réalisation de ses objectifs stratégiques».
Les récentes performances d’Ecobank
Ecobank affiche de solides performances. Au premier semestre 2025, son bénéfice avant impôt a augmenté de 23 %, atteignant 398 millions USD. Les résultats sont en hausse dans toutes les régions: +12 % en Afrique de l’Ouest francophone, +19 % en Afrique de l’Ouest anglophone, +45 % au Nigeria et +27 % en Afrique centrale, orientale et australe.
Cette vente s’inscrit dans la stratégie de Nedbank, qui souhaite se recentrer sur l’Afrique australe et de l’Est. En parallèle, le groupe prévoit de racheter iKhokha, une entreprise sud-africaine spécialisée dans les paiements numériques, pour environ 95 millions USD.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON