C’est un tournant historique pour le Gabon. Ce lundi 10 novembre 2025, la cour criminelle spéciale de Libreville a ouvert un procès très attendu, celui de la famille Bongo.
Si l’ancien président Ali Bongo n’est pas dans le box des accusés, son épouse Sylvia et leur fils aîné Noureddin sont au cœur de l’affaire. À leurs côtés, onze anciens proches du palais présidentiel, surnommés la « Young Team », doivent répondre d’une série d’accusations qui pèsent lourd : détournement de deniers publics, corruption, faux et usage de faux, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs, recel, contrefaçon de sceaux officiels et usurpation de titres.
Douze chefs d’inculpation en tout, révélateurs d’un système de pouvoir désormais déchu. Les principaux accusés, Sylvia et Noureddin, sont absents. Ils ont quitté le pays en mai dernier avec l’autorisation du président de transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Installés à Londres, ils suivent les audiences à distance, loin des regards, mais au centre de toutes les discussions.
Par Gabin TOVONON