La présidence sud-soudanaise est au cœur d’une vive polémique après la nomination, par décret présidentiel, d’un homme décédé depuis plusieurs années au sein du comité électoral national chargé d’organiser l’élection présidentielle prévue en 2026.
Le nom de Steward Sorobo, mort en 2019, figurait parmi les membres officiellement désignés pour superviser le processus électoral. Cette erreur, rapidement relayée par les médias et les réseaux sociaux, a suscité indignation et moqueries dans un pays déjà marqué par des tensions politiques persistantes.
Face à l’ampleur du tollé, la présidence a reconnu une « faute administrative ». Dans un communiqué, elle a présenté ses excuses et annoncé le limogeage du porte-parole présidentiel, tenu pour responsable de cette bévue. Les autorités assurent par ailleurs que des mesures ont été prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise.
La famille de Steward Sorobo a vivement réagi. Elle a dénoncé une atteinte aux traditions culturelles et spirituelles, où le respect des morts revêt une importance particulière. « Utiliser le nom d’un défunt de cette manière est profondément choquant », a déclaré un proche à la presse locale.
Sur les réseaux sociaux, l’affaire a pris une dimension satirique, de nombreux internautes ironisant sur la crédibilité des institutions et sur l’état de préparation du processus électoral.