Belgique : le premier ministre Bart De Wever relance le débat sur la suppression du Sénat

La suppression du Sénat au cœur des débats et

Le Premier ministre belge Bart De Wever a provoqué un véritable séisme politique ce lundi après son passage devant les sénateurs pour défendre son projet de suppression du Sénat.

Le chef du gouvernement n’a pas mâché ses mots. Il a décrit l’institution comme une structure du passé et inutile dans le fonctionnement démocratique actuel. Il affirme que la Haute assemblée se limite à ce qu’il appelle une thérapie occupationnelle. Face aux membres du Sénat, Bart De Wever a assumé un discours frontal. Il a rappelé que les compétences de l’institution se sont effritées au fil des réformes de l’État. Selon lui, le Sénat n’apporte plus aucune valeur réelle au système politique belge. Il a martelé que le Sénat ne joue plus aucun rôle pertinent et qu’il appartient déjà au passé. Plusieurs élus ont laissé apparaître leur malaise devant l’assurance du Premier ministre.Bart De Wever a aussi balayé l’idée selon laquelle la composition du Sénat offrirait une représentation équilibrée des régions et communautés du pays. Il affirme que les députés fédéraux gardent l’identité de leur région lorsqu’ils siègent à la Chambre. Il estime que la Chambre reflète déjà toutes les entités du pays sans exception.

La coalition Arizona a prévu la disparition du Sénat dans son accord de majorité. Le chemin reste toutefois long avant l’obtention de la majorité des deux tiers nécessaire pour modifier la Constitution. Aucun parti n’a rompu les rangs ce lundi. Toutefois, l’enthousiasme varie d’une formation politique à une autre. Au Mouvement Réformateur, les inquiétudes sont visibles. Les libéraux expriment leur attachement à un bicaméralisme inscrit dans la Constitution depuis deux siècles. Ils regrettent que certains partis n’aient pas permis au Sénat de fonctionner normalement. Valérie De Bue a rappelé que le pays n’en est qu’au début d’une procédure institutionnelle complexe. Le MR demande des auditions d’experts et a déjà déposé un amendement. Le Parti Socialiste avance avec prudence.

Les socialistes francophones soutiennent la suppression du Sénat mais souhaitent le remplacer par une assemblée citoyenne. Le ton jugé dénigrant du Premier ministre ne passe pas. Anne Lambelin a dénoncé un manque total de considération pour le personnel et pour les sénateurs qui se sont investis dans l’institution. Elle exige des auditions d’experts avant tout engagement définitif.

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