Mali : les États-Unis, l’Australie et l’Italie rappellent leurs ressortissants

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Une onde de panique souffle sur Bamako. Trois grandes puissances à savoir les États-Unis, l’Australie et l’Italie ont demandé à leurs ressortissants de quitter immédiatement le Mali. En cause, la dégradation rapide de la situation sécuritaire et une grave pénurie de carburant qui paralyse le pays.

Depuis quelques jours, la capitale malienne vit au ralenti. Les stations-service sont à sec, les transports se raréfient et les prix flambent. Dans certains quartiers, les files d’attente s’étendent sur des kilomètres. Cette crise énergétique intervient alors que les autorités de transition affrontent une recrudescence d’attaques terroristes dans le nord et le centre du pays.Face à ce climat d’incertitude, l’ambassade des États-Unis à Bamako a tiré la sonnette d’alarme. Elle a appelé tous les citoyens américains à quitter le territoire « immédiatement » par les vols commerciaux encore disponibles. Le communiqué évoque « un risque élevé d’attentats et des perturbations majeures dues au manque de carburant ».

L’Australie a pris la même direction. Canberra a lancé une alerte de niveau maximal à ses ressortissants présents au Mali. Son message est clair : « Quittez le pays sans délai tant que l’aéroport reste ouvert. ».De son côté, l’Italie a recommandé à ses citoyens de partir « dès que possible », citant « un contexte sécuritaire instable et une crise énergétique inquiétante ».La situation s’aggrave de jour en jour. Selon plusieurs médias internationaux, un groupe armé affilié à Al-Qaïda aurait imposé un blocus sur les livraisons de carburant vers Bamako, provoquant cette pénurie massive. Les autorités maliennes restent pour l’heure silencieuses, mais la population s’inquiète d’un effondrement économique imminent si le ravitaillement n’est pas rétabli.Dans les rues, l’inquiétude se mêle à la résignation. Les chauffeurs de taxi abandonnent leurs véhicules, les commerces ferment plus tôt et les transports interurbains se font rares.

Entre insécurité grandissante, isolement diplomatique et crise de carburant, le Mali traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Pour beaucoup, le départ précipité des ressortissants étrangers sonne comme un signal d’alarme sur ce qui pourrait suivre.

Par Gabin TOVONON

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